Études de cas

 
Ces études de cas illustrent comment Alcoa Canada traduit en actions son engagement envers le développement durable. Nous sommes ravis de ces avancées, et nous anticipons le plaisr d'en réaliser encore plus.

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2009 — Communauté

La Fondation Alcoa et l’Éducation à l’Environnement

Par Claude Poudrier, M.Ed., SEAC.
Formateur en EEC.

 
Chacun de nous avons un rêve que nous souhaitons réaliser. J’ai la chance de réaliser mon rêve, soit celui d’amener des citoyens de tous âges à AGIR en environnement. C’est avec plaisir que je vous raconte la très belle aventure que je vis depuis maintenant six ans.
 
Depuis 2002, je mène le projet en Éducation à l’Environnement et à la Citoyenneté au Québec et ailleurs au Canada. Le projet consiste à offrir un modèle d’implication au citoyen dans sa communauté pour qu’il puisse contribuer à améliorer la qualité de vie de tous. Jusqu’à maintenant, le programme a été appliqué avec succès auprès des adultes, mais aussi avec des enfants de 4 ans en Centre de la Petite Enfance, dans les écoles primaires et secondaires, dans les collèges et à l’université.
 
Le modèle privilégié que nous utilisons s’appelle la Recherche-Action pour la Résolution de Problème Communautaire. Ce modèle amène les citoyens à identifier une problématique dans leur communauté et à la résoudre en groupe. La problématique peut concerner autant l’environnement physique, biophysique et social (ex : vandalisme, gaspillage d’eau potable, terrain à l’abandon, etc.).
 
Début du projet
C’est après avoir complété une maîtrise en Éducation à l’Environnement en 1993 que j’ai commencé à expérimenter le modèle de la Recherche-Action pour la Résolution de Problème Communautaire avec mes élèves de sixième année primaire. Ce modèle est né aux Etats-Unis en 1988 à l’université du Michigan et a été élaboré par M. William B. Stapp.
 
Mon expérimentation fut concluante et fort appréciée par les différents acteurs des secteurs politiques, économiques et sociaux de la communauté.
 
Les succès des projets menés par les jeunes ont fait l’objet de diffusions médiatiques, ce qui a amené d’autres intervenants sociaux et en éducation à m’adresser des demandes de formation.
 
C’est alors qu’en 2002 la Fondation Alcoa m’a offert de supporter financièrement le projet de formation dans 5 commissions scolaires au Québec. Le bilan de cette première année au Québec a pu  démontrer non seulement les projets concrets réalisés dans les écoles, mais aussi l’appréciation des personnes impliquées dans ces projets communautaires.
 
Cette première contribution de la Fondation Alcoa fut le point de départ de l’ampleur que connaît aujourd’hui ce programme. Son support constant fait en sorte que nous pouvons donner gratuitement le matériel pédagogique aux enfants et adultes ainsi que la formation aux intervenants dans les milieux.
 
Les années qui ont suivi ont amené d’autres commissions scolaires francophones et anglophones à faire la demande pour ce programme. En plus des élèves au primaire et au secondaire, les responsables aux niveaux collégial, universitaires et des centres de la Petite Enfance (enfants de 4 ans) ont aussi demandé d’intégrer le modèle à leurs programmes éducatifs. Constatant les succès  de ce programme, deux nouveaux partenaires financiers se sont joints à la Fondation Alcoa en 2004 soit le ministère de l’Éducation du Québec et le Mouvement des Caisses Desjardins.
 
À ce jour, plus de 10 000 étudiants ont réalisé des projets concrets dans, pour et avec leurs communautés; aussi, 504 professeurs, éducateurs et travailleurs communautaires ont intégré le modèle à leurs tâches. Le projet est maintenant présent dans une vingtaine de régions au Québec, mais aussi ailleurs au Canada dont en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et au Yukon.
 
Retombées et Reconnaissances
Par son caractère innovateur en Développement Durable, j’ai reçu des prix prestigieux. En effet en mai 2007, on m’a remis le prix du Phénix de l’Environnement en Éducation et en juin, on m’a décerné le titre de Porteur d’Espoir du Jour de la Terre 2007. Ce fut pour moi de grands moments où j’ai pris conscience de l’importance et la pertinence de mon projet. Je suis encore plus convaincu que ce programme répond aux besoins de notre société qui souhaite des citoyens engagés dans leurs communautés.
 
Mentionnons également qu’au Canada, d’autres organisations importantes ont reconnu mon expertise telles Environnement Canada pour Agenda 21, le Réseau canadien de Recherches en Politiques Publiques et la Conférence de l’ONU sur les Changements Climatiques, là où j’ai eu l’opportunité de présenter mon expertise ; des représentants de 180 pays y étaient présents. Le gouvernement du Canada a retenu mon projet comme un exemple de succès pour son programme contre les changements climatiques.
 
Le programme dépasse maintenant les frontières du Canada puisqu’à l’étranger le Centre Negev en Israël et cinq organisations au Chili ont signé des ententes de collaboration avec moi pour implanter le programme chez eux. De plus, une spécialiste de la Vallée de Goulburn, Victoria en Australie est venue à Trois-Rivières pour connaître mon programme en Éducation à l’Environnement.
 
Signalons qu’en 2007, les universités de Montréal et Sherbrooke ont élaboré des projets de recherches en éducation où un des enjeux sera de connaître les impacts sur les acteurs eux-mêmes et les membres des communautés.
 
À ce titre, un professeur de l’université de Sherbrooke a présenté une demande à la Fondation Alcoa dans le cadre de son programme « Fellowship »; un des buts du projet de l’université de Sherbrooke est d’exporter mon expertise en Guinée, Afrique pour la formation des Maîtres.
 
Autres projets en développement
Un événement majeur se tiendra à Montréal en mai 2009 ; il s’agit de la conférence mondiale en Éducation à l’Environnement qui réunira près de 4 000 participants ; j’y présenterai mon expertise. En plus des commissions scolaires qui participent au projet depuis 2002, d’autres s’ajouteront pour 2008-2009. Signalons qu’au Manitoba aussi d’autres écoles intégreront le programme à leur curriculum en 2008-09.
 
Un autre projet emballant se développe présentement ; c’est celui d’un film documentaire que le cinéaste M. Fernand Dansereau est à préparer avec l’Office National du Film du Canada. Ce film « Les Porteurs d’Espoir » racontera le vécu des jeunes de 11-13 ans à Montréal qui parviennent à mobiliser les membres de leur communauté pour résoudre une problématique réelle dans leur milieu de vie. Ce film sera une première au Canada en Éducation à l’Environnement.
 
De plus, à chaque année je participe à titre de conférencier à au moins 5 congrès ou colloques. Je collabore également à un autre projet en développement dans la Vallée de la Batiscan où on souhaite implanter mon expertise en agriculture de proximité, écoconstruction et en éducation  dans les écoles primaires et secondaires.
 
Mentionnons aussi que les universités de Montréal et de Sherbrooke ont élaboré des projets de recherches. Un des buts de ces recherches est d’identifier les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être développés chez les acteurs de la démarche. Nous savons déjà que les acteurs développent des compétences telles la communication, l’esprit critique, la persévérance et la stratégie, mais ces projets de recherches universitaires viendront s’ajouter aux caractéristiques du programme.
 
Ma grande satisfaction
À travers ce merveilleux projet, j’éprouve une grande satisfaction personnelle. Je réussis à amener des jeunes et moins jeunes dans l’action par une démarche structurée et démocratique. En plus d’être apprécié par les acteurs eux-mêmes, mon programme est bien accueilli par les dirigeants scolaires, politiques et sociaux.
 
Ces actions respectent le développement durable et l’outil que je propose, soit le modèle de la Recherche-Action, est bien ancré dans le milieu. Le modèle répond aux 5 objectifs de l‘Unesco en éducation à l‘environnement soit la prise de conscience, la compréhension, les connaissances, la participation et l’état d’esprit.
 
À titre de responsable de ce projet, je constate souvent que les gens sont intéressés à agir, mais que trop souvent ils ne savent pas comment faire. Encore là, le programme que je mène répond à ce besoin.
 
On constate donc que ce projet répond aux besoins de la communauté non seulement éducative, mais aussi à ceux de notre société en général.
 
Reconnaissance envers la Fondation Alcoa
Je suis tout fait reconnaissant la Fondation Alcoa qui appuie ce projet depuis 2002. Aussi, je fais de mon mieux pour rendre service à la Fondation et faire reconnaître son implication dans le milieu.
 
Par exemple, il m’a fait plaisir de contribuer à l’organisation du programme ACTION 2007 ("Signature Event") en identifiant des écoles intéressées à participer à cet évènement. De plus j’ai écrit des articles pour les bulletins «  Fusion » et le magazine Vie de façon à faire connaître le support de la Fondation pour ce programme.
 
Aussi, dans tous les milieux où des projets sont réalisés, nous organisons des cérémonies reconnaissances. À ces activités, nous invitons les représentants de la Fondation Alcoa à venir remettre aux acteurs une plaque – trophée incluant le logo de la Fondation.
 
À cause de l’ampleur que prend le programme, je suis appelé à rencontrer les médias écrits et parlés; encore là je ne manque pas de souligner la contribution exceptionnelle de la Fondation Alcoa qui sans elle, ce programme n’aurait pu connaître ces succès.
 
J’exprime donc toute ma gratitude à la Fondation Alcoa.