Études de cas

 
Ces études de cas illustrent comment Alcoa Canada traduit en actions son engagement envers le développement durable. Nous sommes ravis de ces avancées, et nous anticipons le plaisr d'en réaliser encore plus.

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2008 — Santé et sécurité

Mettre la pression sur les contenants dangereux à l’UTB

Le métal en fusion et les contenants sous pression (bonbonnes, canettes et autres) ne font pas bon ménage. Un milieu aussi chaud que le métal en fusion transformerait en véritable bombe tout contenant pressurisé qui y serait accidentellement immergé. Mais puisque de nombreux produits essentiels aux opérations sont utilisés sous cette forme, éliminer les contenants sous pression est plus facile à dire qu’à faire.
 
C’est pourquoi cette opération a été entreprise avec méthode, dès 2006, à l’Usine de Tige de Bécancour, à la suite des recommandations d’un audit corporatif d’Alcoa. « Afin de bien l’encadrer, cette initiative a d’abord été intégrée au protocole de gestion SIMDUT et à celui des matières dangereuses d’Alcoa, encore plus rigoureux », souligne France Fiset, hygiéniste industrielle. « Un inventaire a d’abord été réalisé afin d’établir la liste des différents contenants sous pression utilisés à l’usine et les fins auxquelles ils servaient. »
 
L’étape suivante a consisté à réduire les stocks, en éliminant carrément les produits qui n’étaient plus utilisés, puis en regroupant les différents produits qui servaient à une fin particulière pour en choisir un seul. Il est en effet plus aisé, et plus économique, d’effectuer le remplacement d’un seul produit que de plusieurs qui jouent à peu près le même rôle. Et puisque chacun peut avoir ses préférences, des négociations sont parfois nécessaires !
 
Une fois établie la liste des produits restants, il fallait non seulement identifier un substitut non aérosol, mais encore soumettre ce substitut au processus d’approbation en matière d’environnement et de santé-sécurité, car ils doivent respecter les normes d’Alcoa en ces matières.
 
Et puis il y a le volume des contenants à considérer aussi. Certains produits liquides n’étant disponibles qu’en formats de 20 litres, il faut se procurer quantité de contenants vaporisateurs... sans oublier de les identifier efficacement !
 
On pourrait alors croire le processus terminé, mais il reste encore aux opérateurs à tester le produit pour s’assurer que les substituts répondent bien aux besoins et qu’ils n’entraîneront pas de problème opérationnel.
 
Une fois les approbations et les résultats des tests en main, il reste à inscrire les nouveaux produits, et leurs fournisseurs, aux registres de l’approvisionnement. Surtout ne pas oublier d’éliminer les anciens produits et fournisseurs pour éviter que le renouvellement automatique des inventaires ne nous apporte par surprise de nouvelles caisses de contenants sous pression... « Et vous savez quoi ? Certains produits essentiels ne sont disponibles qu’en contenants pressurisés ! », ajoute France Fiset.
 
Pour ceux-là, l’Usine de Tige a emprunté à ses collèges des alumineries d’Alcoa leur mode de gestion qui consiste à conserver tous les contenants sous pression dans des cabinets sous clés, où le nom de l’utilisateur est noté à chaque emprunt de produit afin que l’on puisse identifier l’endroit où un tel contenant aurait pu être oublié par mégarde.
 
« Voilà tout ce que nous avons réalisé à l’Usine de Tige de Bécancour, alors que vous pouvez en faire autant au supermarché en choisissant tout simplement le produit en vaporisateur, juste à côté de celui sous pression... Ce fut évidemment beaucoup plus de travail pour nous, mais il faut dire que les enjeux étaient aussi d’un tout autre ordre ! », conclut France Fiset.