Études de cas

 
Ces études de cas illustrent comment Alcoa Canada traduit en actions son engagement envers le développement durable. Nous sommes ravis de ces avancées, et nous anticipons le plaisr d'en réaliser encore plus.

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2008 — Environnement

Une performance digne de mention en réduction des GES

En 2002, Alcoa Canada Première fusion a été la première entreprise à signer une entente volontaire de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) avec le gouvernement du Québec. Cette entente, d’une durée de cinq ans, établissait des objectifs précis de réduction avec obligation de compensation en cas de non-atteinte des objectifs.
 
À la fin 2007, Alcoa avait non seulement atteint mais dépassé tous les objectifs fixés par le gouvernement, réduisant d’environ 17 % ses émissions absolues de GES par rapport à 2001, malgré une augmentation de la production de 4,4 %. Ces résultats ont été obtenus grâce au partage dynamique des meilleures pratiques entre les établissements, à l’amélioration des procédés et, surtout, aux efforts soutenus des équipes techniques et de production.
 
Améliorations à l’Électrolyse
Les efforts ont été centrés sur le procédé d’électrolyse, la plus importante source de GES dans une aluminerie. Ce procédé émet en effet du CO2 et des perfluorocarbones, ou PFC, également des gaz à effet de serre. La production de CO2 est difficile à réduire en raison de la nature du processus. Par contre, la production de PFC (CF4 et C2F2) peut être diminuée puisqu’elle est liée aux effets anodiques. Ces derniers se produisent dans les cuves électrolytiques lorsque survient un manque d’alumine.
 
En améliorant ses façons de faire, Alcoa a réduit de 49 % les émissions de PFC associées aux effets anodiques entre 2001 et 2007. Bien que toutes les usines aient pris action pour relever cet enjeu important, les efforts des alumineries de Bécancour (ABI) et de Baie-Comeau méritent d’être soulignés.
 
Aluminerie de Bécancour
En 2002, ABI décide d’optimiser le traitement automatique des effets anodiques dans les microcuves, ce qui lui permet de réduire la durée des effets anodiques de 39 %. Puis, en 2003, elle innove en développant une application informatique prédictive des effets anodiques. Les travailleurs reçoivent ainsi un signal une trentaine de minutes avant que ne se produise un effet anodique. Sur réception de ce signal, l’opérateur se rend à la cuve pour vérifier les dispositifs d’alimentation : meilleur est le temps de réaction, meilleurs sont les résultats.
 
À la fin de 2005, une nouvelle amélioration du procédé permet d’effectuer une correction de l’alimentation en alumine selon l’historique de la cuve. Créer un nouvel algorithme pour les microprocesseurs sur cuves représente un véritable défi, que relèvent les techniciens de l’automatisme. Cette dernière amélioration permet une réduction marquée des PFC, dont la production passe de 153 kg CO2 éq./tm d’aluminium en 2005 à seulement 48 kg CO2 éq./tm d’aluminium pour l’année 2006.
 
En 2007, l’Aluminerie de Bécancour a connu la meilleure performance mondiale au sein d’Alcoa pour les émissions de perfluorocarbones (PFC), des gaz à effet de serre associés aux effets anodiques. Les efforts combinés de.réduction des émissions de GES de nos usines ont joué un.rôle central dans l’attribution à notre région d’une marque de performance mondiale décernée par Alcoa pour le leadership en Santé, sécurité et environnement.

Aluminerie de Baie-Comeau
L’Aluminerie de Baie-Comeau a amélioré tant son usine utilisant les anodes précuites que son usine Söderberg. Dans l’usine des précuites, le traitement des effets anodiques a été amélioré en implantant un programme de prédiction basé sur celui développé à l’ABI. L’usine a aussi appliqué et amélioré la gestion par position des cuves, une méthode développée à l’Aluminerie de Deschambault pour optimiser individuellement l’opération des cuves. L’implantation progressive d’un nouveau système de contrôle informatique QLC (Quiet, Lean and cool ) des cuves, amorcée en 2007, permet d’entrevoir des résultats encore meilleurs à l’avenir.
 
Les salles de cuves Söderberg sont une source très importante de PFC, car on ne dispose pas de moyen de contrôle moderne de l’alimentation en alumine comme dans les précuites. Tout se fait manuellement. Après les diminutions atteintes de 2002 à 2004, une remontée des émissions s’est produite en 2005, suite à des changements appliqués pour réduire d’autres types d’émissions. Il fallait réagir. En appliquant les méthodes ABS (Alcoa Business System) ainsi que les approches de gestion quotidienne et de résolution de problèmes, on a réussi à y inverser la tendance, notamment grâce à :
  • des échanges et de l’étalonnage avec d’autres usines utilisant la technologie Söderberg;
  • l’installation de 12 tableaux de suivi avec indicateurs visuels (un dans chaque zone de travail) pour visualiser la réduction de la durée des effets anodiques en comparaison du standard établi;
  • l’achat de trois véhicules permettant d’accélérer les interventions; et,
  • la rétroaction individuelle offerte aux employés sur leur performance à l’égard du traitement des effets anodiques.
 
Ce travail s’est traduit par une réduction de 33 % des émissions de PFC à l’usine Söderberg en 2007, et une réduction des émissions absolues de toute l’usine (précuites et Söderberg) de 18 % en comparaison de 2006 et de 27 % à l’égard de 2001.
 
Reconnaissances
ABI a été reconnue par Alcoa comme ayant la meilleure performance mondiale d’émissions de PFC pour la technologie à anodes précuites . L’Aluminerie de Baie-Comeau s’est pour sa part mérité la plus haute reconnaissance dans le cadre des Impact Awards d’Alcoa Amérique du Nord pour la réduction des GES réalisée dans les salles de cuves Söderberg.