Qualité de l’eau


 

L’Aluminerie de Deschambault rejette très peu d’eau hors de son site grâce à la conception de son réseau. Quelques fois par année, l’usine doit décharger les excédents d’eau de pluie accumulés dans les bassins dans la rivière Belle-Isle, qui n’a qu’un faible débit. Une gestion dynamique du surplus d’eau pluviale est alors effectuée, afin d’assurer le respect des critères de qualité du milieu dans ce petit cours d’eau.

 

L’Aluminerie de Bécancour possède, pour sa part, un bassin de sédimentation qui reçoit les eaux de procédé et de pluie récupérées sur le site, avant le rejet de l’eau au fleuve Saint-Laurent.

 

Contrairement aux deux autres alumineries, celle de Baie-Comeau ne possède pas d’installation tampon entre les eaux de pluie recueillies sur le site et le fleuve. Les rejets d’eau se font donc directement dans l’Anse du Moulin. Les sédiments dans cette anse ont été contaminés par les rejets historiques de l’aluminerie, avant l’installation d’un épurateur à sec dans l’usine Söderberg, l’arrêt de l’utilisation d’huile contaminée aux BPC et le nettoyage subséquent des conduites de rejet, dans les années 1980. La qualité de l’eau est maintenant bonne à l’Anse du Moulin et une étude d’impact des travaux de restauration est en cours d’élaboration.

 

Les rejets de l’Usine de Tige de Bécancour se font dans un fossé du parc industriel de Bécancour, non loin de son point de jonction avec le fleuve.

 

Aucune prise d’eau de consommation n’est située à proximité des points de rejet de nos usines et aucun des cours récepteur n’a un statut de protection. En 2012, tous les paramètres mesurés dans les quatre usines ont connu une stabilité ou une amélioration des résultats annuels moyens, en comparaison des années antérieures.

 

Toutefois, un dépassement des normes quotidiennes de rejet des C10-C50 a été enregistré à l’Aluminerie de Baie-Comeau, en février 2012. Une enquête est en cours pour identifier l’ensemble des sources de contamination et les enrayer. Une source a été identifiée à la sous station électrique (bassin de rétention fissuré) et les correctifs ont été apportés.

 

Un important bris est survenu dans un échangeur de chaleur à l’Usine de Tige en juillet, causant un déversement d’environ 25 m³ d’émulsion dans le fossé adjacent à l’usine, qui a été immédiatement récupéré. Un investissement d’envergure a été lancé en 2012 pour automatiser le contrôle du réseau d’eau et de la purge, permettant ainsi la recirculation d’une partie des rejets à l’intérieur de l’usine.