Qualité de l’eau


 

L’Aluminerie de Baie-Comeau ne possède pas ce genre d’installation tampon, entre les eaux de pluie recueillies et le fleuve. Les eaux sont rejetées dans l’Anse au Moulin, dont les sédiments ont été contaminés par les rejets historiques de l’aluminerie, avant l’installation d’un épurateur à sec dans l’usine Söderberg, l’arrêt de l’utilisation d’huile contaminée aux BPC et le nettoyage subséquent des conduites de rejet dans les années 1980. La qualité de l’eau est maintenant bonne à l’Anse au Moulin et des travaux sont en cours pour évaluer les actions à prendre relativement aux sédiments contaminés.

 

L’Aluminerie de Bécancour possède un bassin de sédimentation qui reçoit les eaux de procédé et de pluie récupérées sur le site, avant le rejet de l’eau au fleuve Saint-Laurent, un cours d’eau de très grande taille. Les rejets de l’Usine de Tige de Bécancour se font par ailleurs dans la rivière Bécancour, très près de son point de jonction avec le fleuve.

 

À quelques reprises dans l’année, l’Aluminerie de Deschambault doit décharger les excédents d’eau de pluie accumulés dans les bassins. Le rejet des surplus d’eau pluviale se fait dans la rivière Belle-Isle, qui n’a qu’un faible débit d’eau. Une gestion dynamique du surplus d’eau pluviale est effectuée, afin d’assurer le respect des critères de qualité du milieu dans ce petit cours d’eau.

 

Dans tous les cas, aucune prise d’eau de consommation n’est située à proximité des points de rejet et aucun des cours récepteurs n’a un statut de protection. Tous les paramètres mesurés dans les quatre usines ont connu une stabilité ou une amélioration des résultats annuels moyens, en comparaison des années antérieures.

L’Aluminerie de Bécancour a connu une non-conformité en 2011, en raison d’un dépassement de la norme de rejet pour les hydrocarbures C10-C50 à la Fonderie. Il s’agit d’un incident isolé attribuable à un problème dans le système de traitement des eaux de purge du système de refroidissement en fonderie. La charge moyenne annuelle d’hydrocarbures enregistrée en 2011 à l’émissaire reste bien en-deçà de la norme.

 

À l’Aluminerie de Baie-Comeau, deux dépassements des normes quotidiennes de rejet des C10-C50 ont également été enregistrés en avril et en décembre. Les causes fondamentales sont en cours d’enquête.