• Émission de gaz à effet de serre

Les cinq principales sources d'émissions directes de GES pour une aluminerie sont :

 

  • La consommation de l’anode lors de l’électrolyse de l'alumine (plus de 80 % des GES). L’oxygène libéré par la réaction d’électrolyse réagit avec le carbone de l’anode pour former du CO2.
  • La cokéfaction du brai contenu dans l’anode lors de sa cuisson.
  • La consommation de combustibles, comme le gaz naturel, utilisés surtout en fonderie et à la cuisson des anodes.
  • La consommation de carburant dans les véhicules.
  • Les effets anodiques à l’électrolyse.

 

Lors d'effet anodique, une réaction entre le carbone des anodes et les composés fluorurés du bain électrolytique émet des CF4 et C2F6, deux gaz ayant un potentiel de réchauffement climatique élevé. C’est pourquoi les actions de réduction des GES sont prioritairement axées sur la réduction de la durée et de la fréquence des effets anodiques.

 

Lors de la préparation des inventaires d’émissions de gaz à effet de serre, on considère que tout le carbone de l’anode réagira pour former du CO2, car le monoxyde de carbone qui peut se former se transformera éventuellement en CO2.

 

Les émissions indirectes de GES proviennent de l’électricité utilisée dans les installations. Pour nos trois alumineries du Québec, les émissions indirectes de GES représentent moins de 1 % des émissions totales, puisqu'elles sont principalement alimentées en hydroélectricité.

 


 

 

 

 

 

 

La fermeture des cuves Söderberg – une technologie datant des années 1950 – de l’Aluminerie de Baie-Comeau a largement contribué à réduire les émissions de GES générées par Alcoa au Canada entre 2013 et 2014 (13 %). Les émissions se sont maintenues en 2015.


 

 

 

 


 

Il faut aussi noter que l’efficacité moyenne des procédés s’est améliorée, pour une réduction des émissions directes en intensité de 8 % entre 2013 et 2014. Le retrait des cuves Söderberg, mais également une bonne performance des usines précuites dans le contrôle des effets anodiques, notamment à Baie-Comeau, en sont responsables (voir le graphique des émissions de perfluorocarbone).


 

 

 

La performance des usines dans le contrôle des effets anodiques, qui génèrent des PFC, est suivie de près au sein de l’entreprise. Il s’agit d’une partie contrôlable des émissions de GES, par l’amélioration des systèmes de contrôle et d’alimentation en alumine. On note une amélioration et une performance exceptionnelle de l'Aluminerie de Baie-Comeau en 2015. Les taux d’émission de PFC des alumineries d’Alcoa au Québec sont parmi les plus bas de l’industrie.